Films


Vous trouverez, ci-après, une série de films d'aviation existant en DVD que j'ai eu l'occasion de visionner et pour lesquels j'ai écrit une critique. Ils sont classés par titres.


Airport (1970)

L’aéroport international (fictif) de Lincoln, situé près de Chicago aux États-Unis, subit une importante averse de neige. Un Boeing 707 de la Trans Global Airlines, en quittant la piste d’atterrissage 29, s’enlise, obligeant le directeur de l’aéroport, Mel Bakersfeld (Burt Lancaster), à fermer cette dernière et à concentrer tous les vols sur la piste 22 au grand désarroi des habitants du village voisin subissant les nuisances sonores. Le décor est planté ! Mel Bakersfeld recrute Joe Patroni (George Kennedy), un expert de la TWA, pour extirper le 707 enlisé, mais, simultanément, doit gérer une crise de couple, subir les critiques acerbes de son beau-frère Vernon Demerest (Dean Martin) représentant un comité de pilotes, ainsi que le cas d’une adorable grand-mère passagère clandestine (Helen Hayes). Heureusement, il est épaulé par Tanya Livingston, (Jean Seberg) du service à la clientèle de la Trans Global Airlines. Dans un quartier défavorisé, un certain D.O. Guererro (Van Heflin), spécialiste en démolitions, prépare une bombe dans une valise et embarque dans l’autobus en direction de l’aéroport afin de prendre le vol 2 de la Trans Global Airlines vers Rome. Ce dernier est piloté par Vernon Demerest et à bord de ce Boeing 707, sa maîtresse, Gwen Meighen (Jacqueline Bisset), est agente de bord. Ce premier film de la série Airport sorti en 1970 est, sans aucun doute, le meilleur de tous d’un point de vue de la crédibilité des aspects aéronautiques, même si le scénario est un peu simpliste. On pourrait presque dire qu’il s’agit d’un documentaire superposé à une histoire de fiction. Directement inspiré de l’œuvre d’Arthur Hailey portant le même titre, la trame du film Airport est un peu lente durant la première moitié de celui-ci, mais va servir de fondation solide pour la suite et, surtout, pour le dénouement final. Techniquement, l’essentiel des vues de l’aéroport ont été tournées à Minneapolis-Saint-Paul International Airport. Toutes les vues de Boeing 707 ont été effectuées avec un seul appareil : le Boeing 707-349C immatriculé N324F (MSN 19354) et loué à la Flying Tigers Line. Par ailleurs, ce film innove également avec l’utilisation d’incrustations permettant de voir simultanément à l’écran plusieurs scènes se déroulant au même moment. Il s’agit, donc, d’un des grands classiques parmi les films traitant d’aviation, un de mes favoris.

Informations sur : IMDb - Wikipedia (FR) - Wikipedia (EN) - IMPDB.

HAUT DE LA PAGE - DVD


Airport 1975 (747 en péril)

Si le premier film de la série "Airport" était tout empreint de réalisme, le cru 1975 prend du plomb dans l’aile de ce côté-là. Mais nous sommes au début des années 1970 et les films catastrophes font recette. Le Boeing 747 Jumbo Jet étant en service depuis quelques années, il était donc impensable pour les producteurs d’Hollywood de passer à côté d’un film impliquant un de ces paquebots du ciel. Le scénario est assez simple à comprendre : un Boeing 747 de la compagnie Columbia Airlines effectue un vol de Washington-Dulles vers Los Angeles, mais doit être dérouté sur Salt Lake City du fait des conditions météorologiques régnant sur la côte du Pacifique. Simultanément, un petit Beechcraft Baron privé est également dérouté vers cet aéroport de l’état de Utah, mais, en approche, son pilote (Dana Andrews) est victime d’une crise cardiaque et le petit avion frappe le 747 de plein fouet. L’équipage du Jumbo Jet est tué dans la collision à l’exception du commandant de bord (Efrem Zimbalist, Jr.) qui est grièvement blessé. C’est l’agente de bord principale (Karen Black) qui prend les commandes de l’appareil, alors qu’il y a un trou béant causé par la collision à l’emplacement du premier officier. Elle est guidée par radio depuis le sol par le contrôle du trafic aérien, puis par son amant, le Capitaine Alan Murdock (Charlton Heston), qui est le chef instructeur de Columbia, ainsi que par le VP aux opérations, Joe Patroni (George Kennedy). Il est décidé d’amener un pilote à bord du 747 pour effectuer l’atterrissage avec le concours d’un hélicoptère de sauvetage militaire. Ce film est, en fait, une succession d’invraisemblances pour qui connaît un peu le monde de l’aéronautique. En voici quelques unes … Un vol partant de Washington tard le soir, ne pourrait arriver qu’en pleine nuit à Salt Lake City; or, il arrive le matin et utilise le nom de "red-eye flight" qui est surtout valable pour les vols vers l’est. L’indicatif d’appel du Baron ne correspond pas avec l’immatriculation de l’appareil (N9750Y, qui a été, semblerait-il, par la suite réellement impliqué dans une collision en vol). La collision de face avec le Baron aurait causé au minimum une déchirure sur une bonne longueur de fuselage, et non pas un simple trou bien localisé; par ailleurs, il y aurait eu fort probablement d’autres dégâts à la structure du 747. Le LearJet 24A (N1972L) amenant Alan Murdock et Joe Patroni à Salt Lake City ne prend que quelques minutes pour effectuer un vol de plusieurs heures. La vitesse maximale de l’hélicoptère Sikorsky HH-53 qui treuille un pilote en vol vers le 747 est de 170 nœuds alors qu’on demande à l’hôtesse de maintenir une vitesse entre 180 et 190 nœuds. Et la meilleure pour le TEA en avionique que je suis : un panneau de disjoncteurs du plafond tombe sur l’hôtesse et n’est tenu que par les fils; peu de temps après, devant "faire un peu de ménage" pour accueillir le pilote treuillé depuis l’hélicoptère, elle arrache le panneau avec une facilité déconcertante, ceci sans provoquer la moindre étincelle et surtout, tout continue à fonctionner normalement après. Question : pourquoi Boeing a donc mis ce panneau inutile dans les cockpits de 747 ?! Bref, vous avez compris, tout est assez risible dans ce film qui comporte aussi de nombreuses longueurs au début et des tonnes de clichés comme la bonne sœur qui se met à chanter pour la gamine gravement malade en déplacement pour une transplantation rénale, la grosse mamy maniérée avec son petit chien, ou la romancière célèbre et toute sa quincaillerie de bijoux. Alors, y aurait-il malgré tout quelque chose d’intéressant pour l’amateur d’aviation ? Je dirais que oui, surtout pour la séquence du transfert du pilote depuis le Sikorsky HH-53B 66-14431 de la U.S. Air Force (même s'il fait le bruit d'un Bell 206 !) vers le 747, qui est un modèle 123 d’American Airlines immatriculé N9675 et maquillé aux couleurs de Columbia Airlines. Celle-ci n’est pas du trucage ou le résultat d’effets spéciaux jusqu’à ce que le pilote treuillé arrive à proximité du cockpit du Jumbo. L’HH-53B et le 747 ont, en effet, une petite plage de vitesses compatibles, probablement aux alentours de 140 nœuds, pour réaliser une telle opération. On peut noter, d’ailleurs, que tous les dispositifs hypersustentateurs du Boeing sont déployés et que celui-ci maintient une attitude « nez haut » caractéristique des très basses vitesses. Tout au long de l’opération de sauvetage, le 747 est accompagné par le Cessna T-37B Tweet 67-14762 de la U.S. Air Force, un appareil militaire que l’on ne voit pas souvent dans des films. À noter aussi, quelques beaux plans du 747 en rase-mottes au-dessus des montages. Ce serait donc juste pour ces derniers aspects que l’amateur d’aviation pourrait trouver un quelconque intérêt pour "Airport 1975".

Informations sur : IMDb - Wikipedia (FR) - Wikipedia (EN) - IMPDB.

HAUT DE LA PAGE - DVD


Amelia

Amelia Earhart (1897-1939) est une aviatrice américaine qui s'est illustrée par une série de records à une époque où les femmes-pilotes n'étaient pas légions et où l'on doutait parfois de leurs aptitudes à piloter. En 1937, à bord d'un Lockheed Electra, elle entreprend d'effectuer le tour du monde avec le navigateur Fred Noonan. Le 2 juillet, elle disparaît dans l'archipel des îles Phoenix maintenant connu sous le nom de Kiribati. Bien que l'histoire d'Amelia Earhart soit fort intéressante, je trouve que le film manque totalement de punch même si les acteurs ont un excellent jeu, notamment Hilary Swank qui est une Amelia très convaincante. Je l'ai vu deux fois jusqu'à présent, et les deux fois, je me suis endormi! Pourtant certaines vues en vol sont magnifiques, telles celles au-dessus des chutes Victoria, mais elles n'arrivent pas à contrebalancer les longues scènes aux dialogues monotones. C'est dommage; je me serais attendu à mieux.

Informations sur IMDb - IMPDB.

HAUT DE LA PAGE - DVD


The Final Countdown (Nimitz, retour vers l'enfer)

En 1980, le porte-avions nucléaire américain CVN68 USS Nimitz est pris dans une tempête électromagnétique qui le ramène dans le temps à la veille de l’attaque japonaise sur Pearl Harbour le 7 décembre 1941. Doté de ses moyens offensifs modernes, le bâtiment et sa flotte d’avions et d’hélicoptères seraient en mesure d’intercepter les escadres d’avions nippones et d’empêcher le désastre que l’Histoire a retenu. Voilà donc un film qui mêle science-fiction, histoire et documentaire au sujet des opérations aériennes d’un porte-avions. Bien évidemment, pour le passionné d’aviation, c’est plus ce dernier aspect qui fera l’attrait principal de ce film. En effet, toutes les prises de vues, tant du navire que des aéronefs sont réelles et beaucoup d’entre elles sont magnifiques, voire même spectaculaires. Par ailleurs, à l’époque du tournage, chaque porte-avions américain disposait d’une belle variété d’avions et d’hélicoptères souvent décorés aux couleurs de leurs escadrons respectifs. C’est ainsi qu’il y a de très belles vues de Grumman F-14 Tomcat, E-2 Hawkeye, A-6 Intruder et Prowler, de Lockheed S-3 Viking, de Sikorsky H-3 Sea King et de Vought A-7 Corsair II et F-8 Crusader. Au début du film, on aperçoit même en arrière-plan un North American RA-5C Vigilante, un appareil qui vivait ses derniers jours opérationnels au moment du tournage. À noter aussi la belle séquence d’un ravitaillement en vol de deux F-14 Tomcat par un KA-6D Intruder.

Informations sur : IMDb - Wikipedia - IMPDB.

HAUT DE LA PAGE - DVD


Flight of the Phoenix (2004)

On dit toujours qu’un remake d’un film est souvent moins bon que la version originale. Dans le cas du "Vol du Phoenix" ("Flight of the Phoenix"), je ne pourrais le jurer, car cela fait trop longtemps depuis la dernière fois que j’ai vu la version de 1965 où jouaient de grands noms du cinéma comme James Stewart, Richard Attenborough, Peter Finch ou Hardy Krüger. Pour cette nouvelle mouture 2004 réalisée par John Moore, à qui l’on doit aussi "Behind Ennemy Lines", c’est Denis Quaid qui tient la vedette en qualité de commandant de bord de ce Fairchild C-119 Flying Boxcar affrété par une compagnie pétrolière américaine qui s’écrase au milieu du désert de Gobi, loin de toute forme de civilisation. S’en suit cette histoire impossible où les survivants reconstruisent un nouvel avion à partir des restes de l’ancien à l’image d’un phoenix renaissant de ses cendres. D’un point de vue aéronautique, c’est techniquement irréalisable avec un appareil de la taille d’un C-119. L’histoire ne tient donc pas la route, mais avec la magie du cinéma, tout est possible et, de toute façon, le public s’en moque. J’ai par contre trouvé que, même si le scénario est connu d’avance, les scènes sont très bien filmées. L’amateur d’aviation y trouve également son compte avec, notamment, de belles vues du C-119 en vol prises à partir d’un hélicoptère. Quant au Phoenix, contrairement à celui de 1965, il n’a jamais volé, forcément, mais son moteur était fonctionnel pour le tournage de certaines séquences. De plus, il était capable de se déplacer de façon autonome. Un film à classer, donc, dans la catégorie des divertissements à voir sans trop se poser de questions.

Informations sur IMDb - IMPDB.

HAUT DE LA PAGE - DVD


The Hunters

Disons-le tout de suite, vous n’achèterez ou ne louerez pas ce film pour son scénario simpliste et prévisible. Imaginez, deux aviateurs américains se trouvent mutés dans un escadron de F-86 Sabre en Corée en 1952. Préalablement, ils se rencontrent au Japon. Il y a le Major Ceve Saville (Robert Mitchum), un vétéran pour qui toutes les occasions d’aller faire la guerre sont bonnes, et le Lieutenant Carl Abbott (Lee Philips) dont l’épouse Kristina (May Britt) attire tout de suite le regard du premier. Vous avez deviné la suite, bien entendu. Pour ce qui est du contenu "guerrier", les deux pilotes voleront ensemble et se donneront comme objectif de descendre un as ennemi arborant le code "7-11" sur son avion. Au cours d’une mission, le Lieutenant Abbott est abattu et le Major Saville fait fi des ordres pour aller le sauver. Pas difficile, ni à comprendre, ni à suivre. Par contre, pour l’amateur d’aviation, ce film est digne d’intérêt pour les scènes air-air. Souvent, celles-ci sont filmées dans un ciel où quelques nuages sont présents ce qui permet de se rendre compte de la vitesse des jets. Il y a aussi de magnifiques séquences de vol en formation, de décollages et de poursuites par des F-86 Sabre réalisées pour la plupart sans effets spéciaux. Quant aux Mig ennemis, nous sommes en 1958 et il n’en existe pas dans le monde occidental, surtout pour les besoins d’un film. Les producteurs ont donc eu recours à des F-84F Thunderstreak habilement maquillés et arborant l’étoile rouge.

Informations sur IMDb - IMPDB.

HAUT DE LA PAGE - DVD


Last Flight Out

Le 30 avril 1975, Saigon tombait aux mains des troupes nord-vietnamiennes après que les Américains aient évacué la ville dans un chaos indescriptible. Quelques jours auparavant, la compagnie Pan American effectuait son tout dernier vol à partir de l’aéroport de Tan Son Nhut. Pour beaucoup d’Américains ou d’amis des Américains, ce vol représentait l’unique espoir de quitter le pays et, ainsi, d’éviter la mort certaine, le Việt Cộng étant aux portes de Saigon. "Last Flight Out" relate l’organisation de ce vol, de sa préparation et rend hommage au personnel de la Pan Am, notamment son chef d’escale interprété par James Earl Jones, qui a tout mis en œuvre afin de sauver le plus grand nombre de personnes possible allant jusqu’à surcharger l’avion. Le film est bien monté et l’on ressent bien le stress augmentant au fur et à mesure que le moment fatidique de l’ultime départ approche. Les scènes tournées en extérieur, principalement en Thaïlande, sont très réalistes. Il semblerait, finalement, que la seule erreur importante du film réside dans le choix de l’avion. À l’écran, il s’agit d’un Lockheed L.1011 TriStar alors que dans la réalité, il s’agissait d’un Boeing 747. Disons, qu’on pourra ne pas en tenir rigueur aux producteurs !

Informations sur IMDb.

HAUT DE LA PAGE - DVD


Paradise, Hawaiian Style

Dans cette comédie musicale, Elvis Presley incarne Rick Richards, un pilote de ligne licencié après une ultime histoire rocambolesque avec une agente de bord. Il rejoint son bon ami Danny Kohana, interprété par James Shigeta, sur l’île de Kauai à Hawaï qui possède une petite entreprise d’aviation de tourisme. Il lui propose de s’associer pour se lancer dans un nouveau service d’hélicoptères. Mais très vite Rick Richards attire les problèmes, tant avec quelques conquêtes locales qu’avec un inspecteur de la FAA qui le menace d’un retrait de sa licence, au point que l’entreprise pourrait rapidement se trouver en difficulté. Ce troisième et dernier film d’Elvis Presley tourné à Hawaï est intéressant pour le passionné d’hélicoptères, car il y a de nombreuses séquences de deux Bell 47J souvent prises dans de somptueux paysages ou sur des plages paradisiaques. Par contre, les invraisemblances techniques sont légions, mais, finalement, ça n’a pas beaucoup d’importance, car il s’agit d’un film de musiques et de chants exotiques qui est simplement divertissant à regarder.

Informations sur IMDb.

HAUT DE LA PAGE - DVD


Strategic Air Command

Robert « Dutch » Holland (James Stewart) est un colonel de la U.S. Air Force qui s’est trouvé une nouvelle passion pour le baseball où il est devenu joueur professionnel. Ancien pilote de bombardier Boeing B-29 Superfortress, il fait partie de la réserve. Un moment donné, le Strategic Air Command le rappelle pour une période de 21 mois, ce qui l’oblige à temporairement abandonner son sport favori. Sa déception est vite oubliée car, rapidement, il devient commandant de bord d’un bombardier Convair B-36 Peacemaker, puis, un peu plus tard, d’un Boeing B-47 Stratojet. Son épouse, Sally (June Allyson), est volontaire et le suit dans ses affectations. Elle passe, toutefois, par une série d’états d’âme propre à la femme d’un aviateur qui donnera lieu à quelques longueurs inutiles. Voilà planté le scénario, assez simpliste, finalement. Fort heureusement, ce n’est pas celui-ci qui est le plus intéressant dans ce film. Réalisé en 1955, pour l’amateur d’aviation, il offre des vues absolument extraordinaires de B-36 et de B-47, des bombardiers stratégiques peu connus qui furent, tout deux, assez rapidement remplacés par le Boeing B-52 Stratofortress, qui est toujours en service opérationnel à l’heure actuelle. Dans certaines séquences, on peu aussi noter d’autres avions représentatifs de cette époque comme le Douglas C-124 Globemaster II ou le Boeing KC-97 Stratotanker effectuant l’avitaillement en vol d’un B-47. Bien entendu, l’objectif derrière cette démonstration est de faire la promotion de l’armée de l’air américaine et du Strategic Air Command, mais, indirectement aussi, de justifier, auprès du contribuable US, les sommes énormes englouties dans le développement et la production de masse des bombardiers stratégiques. D’ailleurs, à de nombreuses reprises dans le film, les acteurs répéteront que « si tu veux éviter la guerre, il faut la préparer » ! On imagine aussi que les plans larges où apparaissent des lignées impressionnantes de B-36 ou de B-47 sont également destinés aux Soviétiques, leur faisant, ainsi étal de l’arsenal de la U.S. Air Force. Nous sommes en pleine Guerre froide, ne l’oublions pas ! D’un point de vue aéronautique, le film est généralement assez plausible à ce détail près : le colonel Holland change de bombardier stratégique comme le commun des mortels change de modèle d’automobile … On ne le voit jamais suivre des formations pour obtenir ses qualifications de type ! Mais ceci n’a, tout compte fait, pas grande importance et est largement compensé par les vues ainsi que les séquences extraordinaires de B-36 et de B-47.

Informations sur IMDb - Wikipedia (EN) - Wikipedia (FR) - IMPDB.

HAUT DE LA PAGE - DVD


Those Magnificent Men in their Flying Machines

Nous sommes en 1910 en Angleterre, soit un an après que Louis Blériot ait traversé la Manche pour la première fois. Influencé par son probable futur gendre qui est passionné d’aviation, lord Rawnsley, propriétaire du plus important quotidien du Royaume-Uni, décide d’offrir un prix de 10.000 Livres Sterling au vainqueur d’une course aérienne entre Londres et Paris. Il n’en faut pas plus pour attirer une multitude de pilotes de partout au monde, notamment, d’Arizona, de France, d’Italie, de Prusse ou, encore, du Japon sans compter plusieurs candidats britanniques, dont Richard Mays, épris de Patricia Rawnsley et qui est à l’origine de l’idée de l’organisation de cette compétition. Ce film britannique, sorti en 1965 sous le titre « Those Magnificent Men in their Flying Machines (ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines) », se révèle être une comédie burlesque teintée d’un bout à l’autre d’humour anglais comme on l’aime. Les différentes nationalités des pilotes engagés dans cette course aérienne y sont délicieusement croquées quasi sous forme caricaturale. Ce film est drôle du début jusqu’à la fin et si l’histoire d’amour de Patricia Rawnsley est prévisible dès le commencement, le suspense de la compétition demeure intact jusqu’à l’arrivée à Paris. On peut voir, revoir et revoir encore cette comédie sans s’en lasser. Elle se révèlera être un excellent exercice pour les muscles zygomatiques, ce qui est assez rare pour un film d’aviation ! Par ailleurs, des photos prises au cours du tournage sont disponibles sur le DVD. En les regardant, on constate que la réalisation du film a nécessité des moyens techniques considérables, particulièrement en ce qui concerne les avions. En effet, des répliques d’anciens appareils ont dû être construites, certaines pouvant même voler pour effectuer les prises de vues aériennes. Ce film est donc également hors du commun en ce qui a trait à sa réalisation.

Informations sur IMDb - IMPDB.

HAUT DE LA PAGE - DVD


Thunder Birds (Pilotes de chasse)

Nous sommes en 1942 et les États-Unis viennent d’entrer en guerre suite à l’attaque de Pearl Harbour le 7 décembre 1941. Des films de propagande visant au recrutement de pilotes sont réalisés et "Thunder Birds" est l’un de ceux-ci. L’histoire a pour cadre une base d’écolage élémentaire située à Glendale en Arizona et nommée "Thunderbird Field # 1" où les recrues défilent à un rythme effréné. Celles-ci ne viennent pas que des États-Unis, puisqu’on retrouve des candidats-pilotes venus de Chine ou du Royaume-Uni, par exemple. D’ailleurs, la trame du scénario est basée sur une rivalité pour obtenir les faveurs d’une belle jeune dame de la région entre un jeune pilote britannique, ayant des difficultés à maîtriser sa peur du vol, et son instructeur américain. Sur le plan aéronautique, le film est assez intéressant car il montre de très belles vues en vol de Boeing PT-17 Stearman, Vultee BT-13 Valiant et North American T-6 Texan, ce qui est plutôt rare pour un film de guerre où il est plus l’habituel de voir des chasseurs ou des bombardiers en action. Qui plus est, c’est en couleur ! Certaines cascades aériennes ont été réalisées par Paul Mantz, un célèbre pilote spécialiste de la chose qui se tuera lors d’un vol effectué avec le "Phoenix" lors du tournage du premier film du même nom. Bref, voilà une oeuvre que l’on peut suivre sans problème, même de façon distraite, et, à la limite, que l’on peut regarder uniquement pour les vues aériennes.

Informations sur IMDb.

HAUT DE LA PAGE - DVD


Dernière mise à jour : 03-04-2017. L'usage des logiciels Firefox ou Safari est recommandé.

© Pierre GILLARD