Février
1984 :
Titine
est un Transporter 1,6 litre Diesel avec une boîte à
quatre vitesses. Elle est sortie de l'usine d'Hanovre en Allemagne
en février 1984. De ce que m'a dit la vendeuse lorsque
je l'ai achetée en 1987, elle
a été acquise par une société
de leasing et a été utilisée par Photohall
pour effectuer les livraisons à la côte belge.
Ce qui est certain, c'est qu'elle provient d'un concessionnaire
situé à Ostende, près de l'aéroport.
|
Avril
1987 :
Depuis
que je suis gamin, j'ai toujours rêvé à
deux véhicules en particulier : le Combi
VW et le Land Rover (le vrai). À partir du milieu des
années quatre-vingt, je me lance dans la sonorisation
et, le matériel s'accroissant avec le temps, il me
faut trouver un véhicule approprié pour effectuer
son transport. C'est donc l'excuse toute trouvée pour
chercher un Combi. J'en trouve un premier aménagé
pour le camping avec un toit rehaussé, mais son esthétique
et la consommation annoncée par son propriétaire
me dissuadent de l'acheter. Poursuivant mes recherches, je
tombe chez une vendeuse de camionnettes d'occasion de la chaussée
d'Haecht à Bruxelles. Elle ne dispose à ce moment-là
que d'un seul Transporter; il s'agit d'un modèle Diesel
de 1984, donc plus économique, de couleur rouge. C'est
comme ça que j'ai acheté Titine. J'en deviens
son propriétaire le 8 avril 1987. Elle a, à
ce moment-là, environ 145 000 kilomètres. Elle
est immatriculée "GPS 557", ce qui s'avérera
une plaque facilement mémorable pour reconnaître
un spécialiste en avionique ...
|
De
1987 à 1992 :
De
tous mes camarades, j'ai le plus gros véhicule
... à défaut d'avoir le plus performant. Je
suis donc régulièrement sollicité pour
des déménagements en tous genres (même
un juke-box !). Je donne aussi régulièrement
"un coup de main" à des troupes scoutes,
notamment à des scouts-marins basés en Zélande
(Pays-Bas) ou lors de camps d'hiver organisés dans
les Alpes. Je vais aussi chercher des planeurs en France;
je les amène en Belgique, puis aux Pays-Bas, puis de
nouveau en France. Un jour c'est un Zodiac que je tracte entre
Valenciennes et Bruxelles. Même si mes activités
de sonorisation sont en nette diminution, je dois malgré
tout aller quelques fois à Paris pour apporter mon
matériel. J'y vais également de temps à
autre pour rencontrer un ami établi aux Pavillons-sous-Bois.
Parfois, c'est pour le Salon du Bourget que je dois me rendre
à la Ville-Lumière. Mais à chaque fois,
Titine s'en sort bien dans le "rodéo" qu'est
la circulation dans la capitale française. Régulièrement
aussi, j'effectue de l'assistance au sol pour le compte de
la société d'hélicoptères Publi-Air
de Grimbergen lors d'opérations publicitaires, de retransmissions
télévisées ou de baptêmes de l'air.
Lorsque tous les 4x4 Hi-Lux de la compagnie sont déjà
utilisés, c'est Titine qui prend le relais.
Au
cours de cette période, je ne dois déplorer
qu'un seul gros pépin, mais un sérieux: une
fuite au radiateur et un témoin ne fonctionnant pas
ont raison du moteur. J'effectue un échange standard
chez le concessionnaire VW situé à côté
du stade Heizel ... Très mauvaise idée car,
par la suite, j'aurai à faire face à plusieurs
problèmes électriques dus à l'incompétence
du personnel de ce garage. Une fois Titine de nouveau en ordre,
elle sera désormais entretenue par le garage Noël
situé à Évere, bien plus sérieux
et pas arnaqueur pour un sou comme c'était le cas du
concessionnaire VW.
|
De
1992 à 1997 :
À
partir de 1992, je travaille pour une société
d'avionique établie à Saint-Ghislain. J'effectue
donc tous les jours la navette depuis Bruxelles, soient 170
kilomètres, ce qui a pour effet d'user Titine. Un moment
donné, c'est la boîte de vitesse qui rend l'âme.
Puis après, ce sera le régulateur de pression
d'huile. Plusieurs fois, Titine est ramenée à
son garage favori par des dépaneuses du RACB ... Finalement,
j'obtiens de mon patron la voiture de société
promise plusieurs mois auparavant (une Renault 21 diesel qui
me donnera entière satisfaction jusqu'à ce qu'elle
soit remplacée par une VW Golf break diesel que je
détesterai). Ce qui fait que Titine n'est utilisée
que durant les week-ends pour des petits trajets. Un jour,
elle se fait voler devant chez moi durant la nuit. Elle sera
retrouvée trois semaines plus tard dans les environs
de Tervuren et l'assurance remboursera les quelques dégâts
causés par les voleurs.
|
De
1997 à 1999 :
En
1997, je perds mon emploi à Saint-Ghislain ... et ma
voiture de société. Titine reprend donc du service.
À l'automne 1997, elle effectue son plus grand voyage
en Europe : Bruxelles-Marseille en passant par la Savoie,
un tout petit bout du nord de l'Italie et la Suisse. En effet,
je dois suivre cinq semaines de cours chez Eurocopter à
Marignane. Durant les week-ends, j'en profite pour me balader
dans les environs, en Camargue notamment. En 1998, je vais
dans les environs de Limoges chez des amis. Et puis, fin août
1998, j'émigre au Canada !
Que
faire avec Titine ? Je décide de la conserver car mon
contrat au Québec ne couvre qu'une période de
six mois. Je la "mets en pension" aux bons soins
de la société Héli Service Belgium à
Sint-Pieters-Leeuw qui l'utilise de temps à autre pour
la maintenir en état. Début 1999, mon contrat
est prolongé. J'apprends aussi que l'on peut importer
un véhicule au Canada à la condition qu'il ait
15 ans d'âge. 1984 + 15 = 1999 ... Titine va donc venir
dans le même conteneur que celui qui amènera
toutes mes affaires au Canada !
Elle
arrive dans le Port de Montréal en septembre 1999.
Je vais la chercher un vendredi après-midi dans une
agence en douane de Dorval muni d'une immatriculation provisoire.
Le lundi matin, elle passe un contrôle technique réalisé
par un inspecteur ... Français ("Oh putain qu'elle
est belle", ne cessera-t-il de répéter
tout au long de l'inspection!) et puis je vais chercher sa
plaque définitive dans la foulée. À la
Société de l'assurance Automobile du Québec,
la préposée à l'immatriculation passera
une heure pour arriver à ce que le numéro de
série soit ajouté dans le système informatique.
En effet, Titine est le seul Transporter Diesel 1984 au Québec.
Mais si l'on fait le compte, son "immigration" aura
donc pris trois jours ouvrables ... La mienne deux ans !
|
De
1999 à aujourd'hui :
Pour
son premier hiver, je la fais traiter à l'huile puis
je l'amène chez un spécialiste des Vanagon (comme
ont dit de ce côté de l'Atlantique) qui m'a été
chaudement recommandé, BT Auto à Ville Le Moyne.
Les bougies de préchauffage sont changées pour
des modèles adaptés aux hivers québécois
et un chauffe-bloc électrique est installé.
Par la suite, je la ferai traiter à la graisse. En
2001, je lui paie une nouvelle peinture.
Régulièrement,
on me pose des questions sur l'origine de Titine, sur son
âge. On me complimente sur son état de conservation
et, parfois, on me demande si elle n'est pas à vendre
... Non, désolé !
Question
voyages, finalement, je n'en fais pas beaucoup avec Titine.
Il faut dire que dès que j'ai des vacances, c'est pour
retourner en Belgique ou en Europe. Durant l'autome 2000,
toutefois, nous allons passer un week-end à Mont-Laurier.
À cette occasion, Titine montera au sommet du Mont
Wilfrid Laurier. Pour le retour, nous ferons un petit détour,
juste de quoi mettre les roues en Ontario et visiter le château
Montebello.
En
2007, nous décidons de visiter une petit bout de Québec
par des chemins détournés. Notre première
destination est Québec,
puis, quelques semaines plus tard, ce sera Sherbrooke
et les Cantons de l'Est.
|
Pays
visités :
Allemagne
- Belgique - Canada (Québec-Ontario) - France - Italie
- Luxembourg - Pays-Bas - Suisse
|
|